C'est l'histoire de Hagar, qui le 20 juin 2007, avait été priée, par la présidente de la chambre des mises en accusation de la Cour d'appel de Bruxelles, de se dévoiler ou de quitter le tribunal, au motif de l'article 759 du Code judiciaire qui stipule : "Celui qui assiste aux audiences se tient à découvert, dans le respect et le silence.

Hagar ne voulant pas enlever son voile (un simple voile qui laisse visible le visage) est donc sortie. Il aurait été compréhensible de voir une réaction du juge face à une femme enfermée dans une burqa et dont seuls les yeux sont visibles. L'avocat de la famille estime que Hagar n'a absolument pas manqué de respect à la Cour et fait remarquer que jusqu'à présent aucun magistrat ne s'est permis d'inviter, à ce jour une religieuse catholique en "voile", un juif portant la kippa ou un sikh portant son turban à enlever un de ces attributs. Il a donc introduit un pourvoi en Cassation

Certes la Cour de cassation a jugé son pourvoi "irrecevable" (pour un problème technique) mais elle a entendu la jeune femme pourtant voilée.

Il est vrai qu'on peut se demander pourquoi il existe des approches différentes quand des religieuses, des prêtres orthodoxes en vêtements sacerdotaux, un prêtre intégriste en soutane sont entendus sans que les tribunaux ne fassent appel à cet article 759.

Deux poids, deux mesures. Ce qui est accepté chez les uns doit l'être chez les autres, c'est le droit qui doit primer et un même respect pour tous.

D'autant qu'on trouve encore des crucifix géants dans certains tribunaux sans qu'on trouve cela anormal, même si des juges rendent la justice en dessous de ces crucifix considérés subtilement comme oeuvre d'art.