Au Yemen, le mot Femme devrait désigner une blessure, à vie, liée au sexe.

Oh pas que là, bien sûr, il y a aussi d'autres pays "lames de rasoir", mais les lois tribales, islamiques (la charia) auxquelles maintenant s'ajoutent des "brigades de l'ordre moral" qui visent évidemment à "combattre le vice et protéger la vertu" font de ce pays un calvaire quotidien pour les femmes mais aussi pour les hommes.

La burqa est portée par 95% des femmes yéménites écrasées par la pauvreté, la tradition ( et l'analphabétisme 70% ne savent pas lire) et cette brigade de l'ordre moral a constaté par exemple que certaines osaient montrer leur visage, "crime" de suite puni par les purs du salafisme.

L'un ou l'autre exemple : A Aden, un jeune étudiant qui sortait de la faculté de droit en compagnie de deux autres garçons et de trois filles a été roué de coups. Quand il s'est inquiété de la raison qui lui valait ce traitement, il lui fut répondu : "tu veux qu'on attende que vous fassiez l'amour dans la rue pour agir ?"

Un tel langage serait tenu chez nous qu'une hospitalisation psychatrique d'urgence pour délire paranoïaque serait sans doute demandée vu la dangerosité pour les autres de l'auteur de tel propos.

Ces brigades de l'ordre moral s'attaquent aux cybercafés (qui représentent une atteinte à l'obscurantisme régnant, quoi), aux boutiques de coiffure, aux couples non mariés parce qu'il est "haram" (interdit, illégal) de parler aux femmes dans la rue.

Ces brigades sont soutenues par l'Arabie saoudite voisine qui pousse les extrémistes à imposer leur loi.

Source : LE SOIR 16/07/08

Certes c'est loin de chez nous...enfin peut-être, relisez donc ce billet où le salafisme est aussi évoqué...en France.