Les réflexions que Yves m'a envoyées méritaient une réponse trop longue pour prendre place dans les commentaires.

ICI

La voici donc

Merci Yves de me donner vos éléments de réflexion

Euh, par où commencer ?

Le plus simple d'abord

la seule chose avec laquelle je ne peux être d'accord dans le billet de Tarquine, c'est de ne pas avoir utilisé une phrase du genre : "JE" ne suis pas d'accord avec ces fonds d'écran qui heurtent mes valeurs, mes convictions et mon engagement. Et tout était dit. C'est son droit le plus strict de faire part à tout un chacun de sa lecture de la société.

Partant de là, il suffisait d'argumenter pour que cet engagement puisse être éventuellement accessible par ceux et celles qui ne le partagent pas . Au lieu de quoi, nous avons eu droit à un manque total de respect de la personne, que ce soit des 3 à l'origine des fonds d'écran, des intervenants, etc. C'est sa méthode et c'est son blog. Je ne partage pas cette approche.

Ceci étant écrit, quant au fond

Je ne peux partager votre lecture qui me semble réductrice de la liberté d'expression.

Pour moi, la liberté d'expression est totale, universelle ou elle n'est pas. Sa seule limitation dans nos pays (dans lesquels la loi sur le blasphème a été abolie), est définie par la Loi , écrite par les représentants du peuple, démocratiquement. Limitation qui porte sur la notion de délit commis à l'occasion de cette liberté d'expression.

A partir du moment où certains estiment les catégories de personnes ou les personnes qui y auraient plus droit que d'autres , nous sommes alors dans un déni de démocratie car cette liberté d'expression est alors soumise à l'arbitraire des uns et des autres qui décrètent ce qui est « blasphème » en fonction uniquement de leurs convictions.

Or c'est bien le cas ici, qui a décidé que les photos étaient des caricatures ? Sur quelle base, en fonction de quel critère normatif s'entend, pas subjectif autrement dit ?

Pour ce qui est de la liberté d'expression d'un publicitaire, il existe je pense un jury d'éthique au sein de la profession,

Soyons clair. Je ne nie pas qu'il existe des images infamantes pour l'être humain, une femme à quatre pattes avec le pied d'un homme sur son dos ou un homme nu tenu en laisse par une femme qui pose un pied sur le dos de cet homme, pour ne citer que cet exemple connu.

Mais et c'est en cela que notre approche diffère, pour moi, c'est aux juges et au législateur, et à eux-seuls, qu'il appartient de décider de ce qu'est une atteinte à la liberté d'expression.