Ce lundi 20, Benoît XVI s'est exprimé sur le problème des caricatures.

Il a donc tout naturellement estimé que :

"pour favoriser la paix et la compréhension entre les peuples et entre les hommes, il est nécessaire et urgent que les religions et leurs symboles soient respectés, et que les croyants ne soient pas l'objet de provocations blessant leur démarche et leurs sentiments religieux".

Bien, moi qui suit un croyant athée, je vais enfin pouvoir me plaindre de voir en permanence exposés des symboles qui heurtent mes croyances. Au hasard, comme l'obligation qui m'est faite de devoir me farcir des crucifix dans des administrations publiques ou tribunaux.

Je me demande aussi d'ailleurs ce que pensent les croyants juifs de voir exposé leur rabbi Jesus, pratiquement nu sur un croix ?

Comment va-t-on estimer qu'un acte est une provocation qui blesse une démarche religieuse ?

J'ai une idée : des tribunaux par confession ou multi-confessions d'Inquisition.

C'est une impression où j'ai déjà vu cela quelque part, présent et passé ?

On voudrait nous refourguer le délit de blasphème que je ne serais autrement surpris.

Le moment de donner la parole à ceux qui ont aussi une croyance différente. euh non, pas les deux tiers de l'humanité qui ne savent même pas que Dieu est né, mais plus proche de nous, le Grand Orient de France :

Le Grand Orient de France rappelle que le délit de blasphème n'existe plus dans notre droit et condamne la volonté de certains de le rétablir, même de manière implicite. Il ne saurait transiger avec la liberté d'opinion, d'expression et la liberté de la presse.

Le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie ne sont pas des opinions mais des délits.

Des poursuites devant les tribunaux de la République doivent être engagées lorsque de tels délits se produisent. Rien ne permet aux religions, aux églises, quelles qu'elles soient de revendiquer un statut particulier qui leur confèrerait, en quelque sorte, des privilèges de juridiction ou de précaution.

Le Grand Orient de France soutient que chacun est égal devant les lois de la République. Il défend toujours la liberté de conscience, primordiale, ainsi que la liberté d'expression.

Seule l'application juridique, philosophique et politique du principe de laïcité permet à chacun d'adopter telle ou telle forme de pensée, religieuse ou pas, ou d'approche de la connaissance. Il permet d'assurer un équilibre serein entre le temporel et le spirituel au sein de notre République démocratique et laïque.

Source

C'est une autre démarche : l'application du principe de laïcité.