Parce qu'une définition commune, claire, précise est impérative pour lutter contre la violence conjugale, les ministres des différents niveaux de pouvoir belges ont adopté un texte qui réjouit les acteurs sociaux.

Les violences dans les relations intimes sont un ensemble de comportements, d'actes, d'attitudes de l'un des partenaires ou ex-partenaires qui visent à contrôler et dominer l'autre.

Elles comprennent les agressions verbales, les menaces ou les contraintes verbales, physiques, sexuelles, économiques, répétées ou amenées à se répéter portant atteinte à l'intégrité de l'autre et même à son intégration socio-professionnelle.

Ces violences affectent non seulement la victime, mais également les autres membres de la famille, parmi lesquels les enfants. Elles constituent une forme de violence intrafamiliale

Il apparaît que dans la grande majorité, les auteurs de ces violences sont des hommes et les victimes, des femmes. Les violences dans les relations intimes sont la manifestation dans la sphère privée, des relations de pouvoir inégal entre les femmes et les hommes encore à l'oeuvre dans notre société.

Le contrôle des allées et venues de sa compagne, un étranglement économique de sa femme, les injures et les menaces, et bien évidemment les coups et sévices sexuels, tombent donc clairement désormais sous le coup de cette définition très officielle de la violence conjugale

Cette définition inclut l'idée qu'un homme qui contrôle la vie de sa compagne, c'est déjà un acte de violence.