Un synode, c'est une réunion d'évêques et de cardinaux, 252 pour être précis, qui se réunissent pour réfléchir sur les dogmes catholiques.

Normalement, je n'en ai rien à cirer, vous vous en doutez bien un peu.

Sauf que Benoît lui, il pense à moi.

Dans son homélie de ce dimanche il déclare en effet : La tolérance qui admet Dieu comme une opinion privée mais qui l'exclut du domaine public, de la réalité du monde et de notre vie, n'est pas tolérance mais hypocrisie. (sic)

Et là, Benoît, il m'énerve.

Outre le fait que je ne comprends pas tout sémantiquement de sa belle pensée, même si je perçois bien que je ne devrais pas faire comme si église et Etat doivent être deux choses bien distinctes et que c'est hypocrite de ma part de ne pas voir l'importance majeure de la pensée catholique dans ma vie à moi, je cale sur son refus à lui de considérer une bonne fois pour toute qu'il ne faut justement pas tout mélanger et sur sa nostalgie d'un temps où il aurait pu imposer ses vues aux Etats.

Alors je vais me fendre de quleques considérations sur les sujets traités dans son école des devoirs.

Les sujets traités sont :

  • de l'eucharistie à l'usage des divorcés
  • de l'eucharistie à l'usage des protestants
  • de l'eucharistie à l'usage des hommes politiques en faveur de l'avortement

De l'eucharistie à l'usage des divorcés.

Ben oui, tout se perd et le sacrement du mariage a depuis longtemps volé aux orties.

Et l'église catholique qui n'est pas aussi charitable qu'elle le prône, a interdit les divorcés de communion.

Ce qui diminue d'autant le nombre de fidèles pratiquants abaissant encore plus le taux de fréquentation des églises déjà très faible ce qui relève d'ailleurs de l'euphémisme.

Le problème c'est que autoriser les divorcés à communier serait donner un coup fatal au sacrement du mariage et donc de la notion de famille catholique (un homme, une femme, des enfants) et donc aurait des conséquences dans les prises de position actuelles sur des sujets de société.

Ce serait reconnaître qu'il y a d'autres modèles familiaux que l'officiel, estampillé dogmatiquement correct.

De l'eucharistie à l'usage des protestants

Surtout dans les couples mixtes : catholique-protestant

Parce que le laïque ne se rend pas compte, mais la différence est de taille.

Pour les uns (catholiques) le Christ est présent directement dans l'hostie par magie par la transsubstantiation. Pour les autres (les protestants) il n'est pas directement présent.

On peut être oecuménique et vouloir garder ses dogmes. D'ailleurs Benoît le rappelle : l'église catholique prime par sa légitimité sur la protestante.

De l'eucharistie à l'usage des hommes politiques en faveur de l'avortement

Aux USA, les chrétiens intégristes considèrent qu'il faut interdire de communion les hommes politiques favorables à la liberté d'avorter.

Vont-ils avoir gain de cause ? A voir

A noter toutefois que Benoît pratique le rapprochement avec l'intégrisme catholique français et qu'il a des idées, lui aussi, très arrêtées sur les questions de société.